Les collections

 

La collection d'œuvres (plus de deux cents sculptures en plâtre et en bronze de petites, moyennes et grandes dimensions ; plus de deux cents toiles et plus de trois cents œuvres graphiques) se distingue par son caractère exceptionnel étant presque entièrement axée sur l'idée utopique d'une grande « Cité Mondiale » destinée à être le siège international d'un laboratoire d'idées intarissable dans le domaine des arts, des sciences, de la philosophie, de la religion et de la culture physique. Andersen, en collaboration avec l'architecte français Ernest Hébrard, a consacré à ce projet et à sa diffusion un livre imposant ( Creation of a World Centre of Communication, consultable au sein du Musée) qui, partant des conceptions urbanistiques des civilisations antiques, devait définir le moyen de structurer la nouvelle « Cité ».

Depuis les travaux de restauration, les deux grands ateliers au rez-de-chaussée - la Galerie où l'artiste montrait aux visiteurs les œuvres finies et l'Atelier où il modelait les formes - sont à nouveau, comme à l'origine, le cadre suggestif pour les sculptures monumentales de Andersen sur les thèmes de l'amour, de la maternité ou de la force physique, destinées à décorer la « Cité Mondiale », à laquelle font également référence les dessins-projets accrochés sur tous les murs de la Galerie. L'appartement au premier étage, ancien logement de l'artiste qu'il avait lui-même décoré avec des stucs et des peintures, constitue quant-à lui un espace d'exposition approprié tant pour les collections du Musée que pour les expositions temporaires dédiées à des artistes étrangers allant des XIXème et XXème siècles à nos jours, mettant ainsi en avant la vocation internationale du Musée.

Andersen a toujours maintenu aves les Etats-Unis, en particulier, des contacts au sein des sphères hautement qualifiées. Boston, Newport et la Nouvelle Angleterre ont, en effet, toujours étaient ses points de repère, principalement grâce au lien très fort qu'il entretenait avec sa belle-sœur Olivia Cushing, écrivaine issue d'une famille très cultivée de Boston qui a vécu avec lui à Rome après la mort précoce de son mari Andreas Andersen, peintre de talent dont les œuvres sont également conservées au sein du Musée, en 1902. Un autre fait très significatif est le lien affectif étroit qui liait Hendrik Andersen à Henry James, documenté par soixante-dix-sept lettres écrites par le fameux écrivain à son jeune ami entre 1899 et 1915 (publiées en 2000 par Marsilio).